Je ne m'en suis rendu compte que très récemment. Véritablement au détour d'une conversation à mon sujet, ce qui arrive plutôt rarement. J'aime bien exposer ma situation à des adultes, je découvre toujours de nouvelles choses, de nouveaux points de vue. Ca donne toujours matière à réfléchir.
Je me rends compte à quel point on ne cesse de se construire et de se découvrir.
Comment est-il possible qu'après tant d'années, je ne découvre que maintenant que tout ce que j'aimerais, la seule et unique chose qui me comblerait, c'est que l'on reconnaisse ce que je fais ?
Incroyable.
C'est pour ça que je veux trouver un métier qui me plaît. Un métier dans lequel je veux bâtir quelque chose de concret, sentir mes créations se développer et évoluer. Je veux qu'un jour on me dise, sans que je ne demande rien : "C'est vraiment bien."
Des félicitations, de l'admiration. Je veux susciter de l'admiration. Je veux prendre la place de toutes ces personnes que j'idolâtre, qu'elles aussi soient impressionnées. Je veux qu'on soit jaloux de moi, qu'on m'envie.
Je ne veux plus être cette petite fille qui se rabaisse sans cesse, qui n'ose pas ouvrir la bouche de peur de paraître idiote.
Et j'aimerais tant qu'un jour, il me dise "Bravo".
71,1. 70,5. 70,2. 69,9. 69,9. 69,9. 69,9. Se regarder dans le miroir. S'attarder sur ces formes non désirées. Des poignées d'amour persistantes. Des cuisses et un arrière-train flasques. C'est laid. Tu es laide. Toutes ces gourmandises accumulées durant les années, qui se plaisent bien et ne semblent pas décidées à quitter leur logis de chair. Tu te trouves jolie, pourtant. Enfin, pas trop mal. Juste cette partie de toi, entre ton nombril et tes genoux, dont tu as horreur. Alors, tu rentres le ventre, serre les fesses, mords ces joues trop rondes à ton goût. Il y a tant à faire encore. Tant à faire pour ressembler à ces modèles qui ne sont pas toi.
Cette année, c'est différent. Cela fait quelques temps que tout ça t'obsède. Alors tu fais des efforts. Tu manges mieux, tu manges moins, tu bouges plus. Cinquante minutes de course; une première. Ça te fait sourire, qu'il souhaite devenir un Power Rangers et toi une Ramona. Des épaules trop frêles contre des cuisses trop volumineuses. On partage? Toi tu l'aimes bien comme il est. Et tu t'excuses sans cesse d'être comme tu es. Tu aimerais bien pouvoir te dédoubler afin de vous observer quand vous êtes ensemble. Un grand haricot maigrichon et une grosse courgette généreuse.
Mais au fond, tu t'en fiches un peu, de ce dont vous avez l'air. Un duo un peu improbable.
Tu vas tout de même persévérer. Pour t'aimer toi d'abord, avant de potentiellement finir par aimer quelqu'un d'autre. Pour cesser de réfléchir alors que la simplicité et le naturel sont rois.
Encore une soirée passée dans l'angoisse. Heureusement que je ne suis plus seule.
Je n'ai jamais réellement eu confiance en moi. C'est juste que j'essaie de ne pas trop le laisser paraître. Et puis, ça dépend des fois. Mais tout ce qui concerne des épreuves à passer, alors là y'a plus personne dans ma tête. Je me mets à douter. Et le doute, c'est dangereux.
Ça te ronge, ça te mine, ça finira par te détruire peut-être. C'est un véritable poison qui s'insinue dans ta tête, qui te fait penser "et si... et si...", qui te fait creuser plus profond.
C'est un sentiment que je n'arrive pas à m'empêcher d'avoir. Est-ce qu'on peut s'empêcher d'avoir de sombres pensées à propos de soi ? Est-ce qu'on peut se contenter à chaque fois de se dire "tout va bien se passer, y'a pas de raison que ça se passe mal" ?
Personnellement, je n'y arrive pas. Mais j'espère qu'un jour, je trouverai enfin ma place. Un moment dans ma vie où je pourrai enfin me dire...
"Ouf. Tout va bien maintenant. Tout va bien se passer."
Je n'ai jamais réellement eu confiance en moi. C'est juste que j'essaie de ne pas trop le laisser paraître. Et puis, ça dépend des fois. Mais tout ce qui concerne des épreuves à passer, alors là y'a plus personne dans ma tête. Je me mets à douter. Et le doute, c'est dangereux.
Ça te ronge, ça te mine, ça finira par te détruire peut-être. C'est un véritable poison qui s'insinue dans ta tête, qui te fait penser "et si... et si...", qui te fait creuser plus profond.
C'est un sentiment que je n'arrive pas à m'empêcher d'avoir. Est-ce qu'on peut s'empêcher d'avoir de sombres pensées à propos de soi ? Est-ce qu'on peut se contenter à chaque fois de se dire "tout va bien se passer, y'a pas de raison que ça se passe mal" ?
Personnellement, je n'y arrive pas. Mais j'espère qu'un jour, je trouverai enfin ma place. Un moment dans ma vie où je pourrai enfin me dire...
"Ouf. Tout va bien maintenant. Tout va bien se passer."
(Bref. Aujourd'hui, je passe mon permis)
"Trop bonne, trop conne". Cette phrase me définit bien. Je suis trop gentille. J'ai quelques soucis avec certaines personnes de mon entourage, trop envahissantes. Elles m'étouffent. Ça n'était pas le cas avant, mais je le réalise de plus en plus. Les autres me le font réaliser. J'aimerais avoir une petite bande de potes de tous les jours, avec lesquels partager des histoires universitaires... A vrai dire, je pourrais en avoir une. Mais je suis trop gentille pour m'éloigner des personnes qui me retiennent, contre ma volonté... Leur dire la vérité reviendrait à les laisser seuls, les trahir, d'une certaine façon. Je m'en voudrais terriblement, car, après tout, ils n'ont rien fait. Ils possèdent juste une personnalité que les autres n'apprécient pas. Et je me retrouve au milieu de tout cela, avec le sentiment parfois que je passe à côté de plein de belles choses.
"L'argent ne fait pas le bonheur". Mon cul ouais. Depuis que je suis toute petite, j'ai une pure hantise d'être pauvre un jour. On peut d'ailleurs dire que je dépense difficilement mon argent. Quand mon frère est allé dans sa première école et qu'on a dû se serrer la ceinture pour la lui payer, j'ai pris conscience à quel point j'étais prête à tout pour ne pas me retrouver dans le besoin.
En tant que geek, j'ai toujours aimé les gadgets en tous genres. Les goodies, les machins fun qui ne servent à rien, les accessoires débiles dans des formes loufoque. Ah si j'avais pu, je ne pourrais même plus poser un pied dans ma chambre tellement elle serait encombrée ! Je rêve de pouvoir m'acheter tout ce qui me ferait envie, sans regarder à la dépense... Faire plein de cadeaux à ceux que j'aime, m'acheter une maison confortable sans avoir 20 ans de crédit sur le dos, partir en voyage...
C'est pour ça que je voudrais évoluer dans mon métier autant que dans ma vie personnelle : je veux pouvoir gagner plus... pour m'éclater plus !
If I was a rich girl, na na na na na na na na na na na na na na naaa~~
J'étais tranquillement assise dans le canapé quand ça m'a prise. Ça. Toutes mes bonnes résolutions de la semaine s'envolaient en fumée. Cela ne faisait que deux petits jours. Et cette soudaine faiblesse dont je soupçonnais vaguement l'existence s'est subitement emparée de moi. Soudainement, la joie quitta mon visage, mon regard changea. Et cette terrible sensation de manque, tu sais, celle qui fait mal, qui ravage tout sur son passage, se propageait peu à peu dans mon corps. Et là, je réalisais. Je réalisais ce qui était en train de se produire. Et en craignais les conséquences. Comment cela évoluerait. Luter ne servait à rien. Alors je me décidais d'assumer, suivant ses conseils, et de me jeter de la falaise. Volerai-je? Tomberai-je? Le résultat se fit attendre. Puis il vibra, dans la nuit froide. Il neigeait. Et je planais. Dans un entre-deux. En attendant l'instant qui changerait tout. Définitivement.
J'étais tranquillement allongée dans mon lit quand ça m'a prise. Ça. A nouveau, tout s'affaissait et l'incertitude reprenait le dessus. Un regard sur des mots insignifiants et je réalisais. Je réalisais que toute cette histoire sortait de nulle part. Il m'était impossible de dire quand cela avait commencé. Quand cela avait réellement commencé. J'avais le sentiment de ne pas faire partie de cet univers. Il y avait eux, et il y avait moi. Un fantôme, la moitié d'un conte inconnu des autres, que nous n'étions que deux à partager. Personne ou presque n'en avait connaissance. Ceux qui étaient de passage ne se doutaient de rien. Ne pouvaient même imaginer ce qui pourrait se produire tellement cela était invraisemblable. Invraisemblable pour eux, invraisemblable pour moi. Invraisemblable pour nous? "Plein de choses à dire". L'apocalypse est proche: le voile sera bientôt levé, la lumière brillera, ou les ténèbres s'imposeront. La fin d'une histoire, le début d'une autre. Ou non.
J'étais là, tu vois. Suspendue dans les airs, dans l'attente d'un je ne sais quoi. Dans l'attente d'un mouvement. Un mélange d'incompréhension, de doute, de peur, également. C'est drôle, comme on peut toujours être surprise par la vie. Rien n'est similaire, et pourtant ça se ressemble. Et après? Oui, et après? Des points communs, mais un scénario différent. Des projets contre le flou de l'avenir, un idéal contre des fondations, une apparente perfection contre une force qui ne demande qu'à s'exprimer. Des défauts insoupçonnés contre des défauts bien visibles.
Parfois, le vrai courage est celui d'oser se jeter dans l'abîme. En y réfléchissant, la fin est toujours identique. Sauter pour la chute. Pour tomber, voler, retomber encore, et s'envoler de nouveau.
Je ne connais pas la fin de cette histoire, ni son contenu. Mais je suis prête à entamer le voyage. Quelle qu'en soit la couleur.
« The important thing is not to be bitter over life's disappointments. Learn to let go of the past. And recognize that every day won't be sunny, and when you find yourself lost in the darkness and despair remember it's only in the black of night you see the stars. And those stars will lead you back home. So don't be afraid to make mistakes, or stumble and fall, cause most of the time the greatest rewards come from doing the things that scare you the most. Maybe you'll get everything you wish for. Maybe you'll get more than you ever could have imagined. Who knows where life will take you. The road is long and in the end, the journey is the destination. »
Fin du premier semestre, les résultats qui tombent. A ma grande surprise, je m'en suis plutôt bien sortie. Moi qui suis plutôt défaitiste, je me dis que je pourrais peut-être le décrocher, ce diplôme. Mais quid de mes autres projets ? Après tout je suis jeune, il peuvent bien m'attendre. Je prendrai le temps qu'il faudra.
Je suis de ceux qui croient naïvement qu'ils pourront un jour exercer un métier qui leur plaît, qui les passionne, qui leur donne envie de donner le meilleur d'eux-même et de se lever le matin. Je ne veux pas d'un "job alimentaire", je veux me construire à travers mon métier et ma vie personnelle, je veux que cela m'apporte quelque chose.
Je veux continuer d'évoluer sans cesse.
Oh bien sûr la route sera longue et difficile. Je ne me fais plus d'illusions. Mais il faut savoir se donner les moyens de réussir. Et c'est bien ce que je compte faire. Même si je sens que les études ne sont plus vraiment pour moi, que j'ai envie de me lancer à corps perdu dans "la grande vie", je ferai ce qu'il faut pour obtenir ce que je veux.
Le plus drôle (?) dans tout ça, c'est que je ne suis toujours pas sûre de ce que je voudrais faire...
Je suis de ceux qui croient naïvement qu'ils pourront un jour exercer un métier qui leur plaît, qui les passionne, qui leur donne envie de donner le meilleur d'eux-même et de se lever le matin. Je ne veux pas d'un "job alimentaire", je veux me construire à travers mon métier et ma vie personnelle, je veux que cela m'apporte quelque chose.
Je veux continuer d'évoluer sans cesse.
Oh bien sûr la route sera longue et difficile. Je ne me fais plus d'illusions. Mais il faut savoir se donner les moyens de réussir. Et c'est bien ce que je compte faire. Même si je sens que les études ne sont plus vraiment pour moi, que j'ai envie de me lancer à corps perdu dans "la grande vie", je ferai ce qu'il faut pour obtenir ce que je veux.
Le plus drôle (?) dans tout ça, c'est que je ne suis toujours pas sûre de ce que je voudrais faire...
Je suis perfectionniste. Mais ça n'est pas une qualité: c'est un handicap. Je ne suis jamais contente de moi, de ce que je fais. Je suis toujours persuadée que je pourrais faire mieux (ce qui est sans doute vrai). Que je pourrais être mieux. Ainsi, quand je manque à ce qui me paraît être un devoir, comme remercier, donner une réponse, être attentive, utile, généreuse, je me sens mal. Très mal. J'aimerais être parfaite, ou être considérée comme parfaite. Je m'efforce dans toutes mes actions, quelles qu'elles soient de donner le maximum de moi même. J'ai été traumatisée par le film Black Swan qui traitait, d'une certaine façon, de ce thème. Je me souviens encore de mon état à la fin du film: j'étais en larmes, je tremblais, et il m'a bien fallu plus de trente minutes pour me calmer. C'était un cauchemar: je m'identifiais au personnage de Nathalie Portman. J'ai une peur bleue de décevoir: c'est la chose que je souhaite éviter le plus au monde. C'en est parfois épuisant. Et la frustration de ne pas recevoir autant que je donne, en retour, est quasi constante. Je finis par en vouloir aux autres, alors que je devrais m'en vouloir à moi-même. Ou alors, cesser de m'en vouloir, de me remettre sans arrêt en question et de rejeter la faute sur ma personne. Alors, parfois, je craque, seule dans mon lit. Avant de m'endormir. Et le lendemain, il fait beau.
(Par exemple, malgré la fatigue et l'heure tardive, je m'efforce de poster un article sur ce blog avant mon départ, afin que tu ne penses pas que j'aie abandonné si vite ce projet qui est le nôtre...)
You've opened the blank book of my life,
feel free to write.
Florent Dorin
C'est un fait, j'ai une mémoire de poisson rouge. Pas mal de gens qui me connaissent un peu en font d'ailleurs une blague parfois, suite à mes perpétuels "Ah bon ? Je me souviens pas".
Je ne sais pas trop quand ça a commencé. Je me dis que c'est probablement depuis mon départ un peu brusque du Québec, que j'ai peut-être vécu à l'époque comme un traumatisme. Le fait est que ma mémoire immédiate est limitée à 5 minutes, et à long terme seulement à quelques grands évènements ciblés, ainsi que tout ce qui a pu se passer de remarquable dans la semaine passée.
J'exagère peut-être un peu.
C'est comme ça que je le perçois. Et ça ne fait que m'angoisser. Tous ces évènements que je considère comme importants, j'ai peur de les oublier. Petit à petit, et très rapidement, je me rends compte que je perds tous les petits détails qui ont rendu ces moments plus intéressants que les autres. Je me souviens dans l'ensemble, en général, en gros, à peu près, vaguement...
Impossible de me souvenir.
Je devrais faire quelques recherches là-dessus. Essayer de trouver quelque chose qui pourrait m'aider. En attendant, je continue d'avancer. En perdant quelques bouts par-ci par-là. La seule chose que je n'oublierai pas, c'est ce qui est important pour moi. Je m'y accroche, et je ne perdrai pas ça.
C'est sans doute à cause de ça que je ne me souviens jamais des films que je ne vois qu'une fois.
J'aime de plus en plus la musique. J'en écoute sans arrêt, toute la journée. Si bien que mes quotas d'heures Deezer et Spotify ne font pas long feu. Pour ranger ma chambre, faire le ménage, la vaisselle, me doucher, me laver les dents, dans la voiture, dans les transports en commun, dans la rue... Le silence est insupportable. Je ne le tolère que pour travailler, car la musique m'empêche de me concentrer. Elle m'empêche même parfois de trouver la motivation: travailler exigerait de tout couper, et il en est hors de question. Chaque geste, chaque sentiment nécessite une bande originale pour l'accompagner. Il y a un morceau pour tout: pour ce paysage immense qui t'entoure, pour évacuer cette colère qui t'étouffe, pour intensifier cette tristesse qui te submerge. Je ne pourrais vivre dans le silence.
J'aime de plus en plus la musique. J'ai réalisé dimanche dernier que cela faisait longtemps que je n'avais pas assisté à un concert, de quoique ce soit. En live, c'est tellement fort, tellement beau. Une sensation différente, que tu souhaiterais ne jamais voir partir. J'aurais aimé savoir jouer d'un instrument. J'en aurais joué des heures durant. Je le sais. Violon, violoncelle, cor d'harmonie, batterie, basse, guitare, harmonica, percussions, cornemuse, accordéon, piano... J'en oublie certainement. Le temps me fait défaut, l'âge me fait défaut. L'argent, le manque d'espace... Mais un jour peut-être, qui sait?
Pour me consoler, j'épouserai un musicien.
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