samedi 28 janvier 2012 0 mississippi(s)

I wish I knew what I want


J'étais tranquillement assise dans le canapé quand ça m'a prise. Ça. Toutes mes bonnes résolutions de la semaine s'envolaient en fumée. Cela ne faisait que deux petits jours. Et cette soudaine faiblesse dont je soupçonnais vaguement l'existence s'est subitement emparée de moi. Soudainement, la joie quitta mon visage, mon regard changea. Et cette terrible sensation de manque, tu sais, celle qui fait mal, qui ravage tout sur son passage, se propageait peu à peu dans mon corps. Et là, je réalisais. Je réalisais ce qui était en train de se produire. Et en craignais les conséquences. Comment cela évoluerait. Luter ne servait à rien. Alors je me décidais d'assumer, suivant ses conseils, et de me jeter de la falaise. Volerai-je? Tomberai-je? Le résultat se fit attendre. Puis il vibra, dans la nuit froide. Il neigeait. Et je planais. Dans un entre-deux. En attendant l'instant qui changerait tout. Définitivement.
J'étais tranquillement allongée dans mon lit quand ça m'a prise. Ça. A nouveau, tout s'affaissait et l'incertitude reprenait le dessus. Un regard sur des mots insignifiants et je réalisais. Je réalisais que toute cette histoire sortait de nulle part. Il m'était impossible de dire quand cela avait commencé. Quand cela avait réellement commencé. J'avais le sentiment de ne pas faire partie de cet univers. Il y avait eux, et il y avait moi. Un fantôme, la moitié d'un conte inconnu des autres, que nous n'étions que deux à partager. Personne ou presque n'en avait connaissance. Ceux qui étaient de passage ne se doutaient de rien. Ne pouvaient même imaginer ce qui pourrait se produire tellement cela était invraisemblable. Invraisemblable pour eux, invraisemblable pour moi. Invraisemblable pour nous? "Plein de choses à dire". L'apocalypse est proche: le voile sera bientôt levé, la lumière brillera, ou les ténèbres s'imposeront. La fin d'une histoire, le début d'une autre. Ou non. 
J'étais là, tu vois. Suspendue dans les airs, dans l'attente d'un je ne sais quoi. Dans l'attente d'un mouvement. Un mélange d'incompréhension, de doute, de peur, également. C'est drôle, comme on peut toujours être surprise par la vie. Rien n'est similaire, et pourtant ça se ressemble. Et après? Oui, et après? Des points communs, mais un scénario différent. Des projets contre le flou de l'avenir, un idéal contre des fondations, une apparente perfection contre une force qui ne demande qu'à s'exprimer. Des défauts insoupçonnés contre des défauts bien visibles. 
Parfois, le vrai courage est celui d'oser se jeter dans l'abîme. En y réfléchissant, la fin est toujours identique. Sauter pour la chute. Pour tomber, voler, retomber encore, et s'envoler de nouveau. 
Je ne connais pas la fin de cette histoire, ni son contenu. Mais je suis prête à entamer le voyage. Quelle qu'en soit la couleur.

« The important thing is not to be bitter over life's disappointments. Learn to let go of the past. And recognize that every day won't be sunny, and when you find yourself lost in the darkness and despair remember it's only in the black of night you see the stars. And those stars will lead you back home. So don't be afraid to make mistakes, or stumble and fall, cause most of the time the greatest rewards come from doing the things that scare you the most. Maybe you'll get everything you wish for. Maybe you'll get more than you ever could have imagined. Who knows where life will take you. The road is long and in the end, the journey is the destination. »


vendredi 27 janvier 2012 0 mississippi(s)

I wish I could have a passion job

Fin du premier semestre, les résultats qui tombent. A ma grande surprise, je m'en suis plutôt bien sortie. Moi qui suis plutôt défaitiste, je me dis que je pourrais peut-être le décrocher, ce diplôme. Mais quid de mes autres projets ? Après tout je suis jeune, il peuvent bien m'attendre. Je prendrai le temps qu'il faudra.
Je suis de ceux qui croient naïvement qu'ils pourront un jour exercer un métier qui leur plaît, qui les passionne, qui leur donne envie de donner le meilleur d'eux-même et de se lever le matin. Je ne veux pas d'un "job alimentaire", je veux me construire à travers mon métier et ma vie personnelle, je veux que cela m'apporte quelque chose.
Je veux continuer d'évoluer sans cesse.
Oh bien sûr la route sera longue et difficile. Je ne me fais plus d'illusions. Mais il faut savoir se donner les moyens de réussir. Et c'est bien ce que je compte faire. Même si je sens que les études ne sont plus vraiment pour moi, que j'ai envie de me lancer à corps perdu dans "la grande vie", je ferai ce qu'il faut pour obtenir ce que je veux.

Le plus drôle (?) dans tout ça, c'est que je ne suis toujours pas sûre de ce que je voudrais faire...



samedi 21 janvier 2012 0 mississippi(s)

I wish I could reach perfection

Je suis perfectionniste. Mais ça n'est pas une qualité: c'est un handicap. Je ne suis jamais contente de moi, de ce que je fais. Je suis toujours persuadée que je pourrais faire mieux (ce qui est sans doute vrai). Que je pourrais être mieux. Ainsi, quand je manque à ce qui me paraît être un devoir, comme remercier, donner une réponse, être attentive, utile, généreuse, je me sens mal. Très mal. J'aimerais être parfaite, ou être considérée comme parfaite. Je m'efforce dans toutes mes actions, quelles qu'elles soient de donner le maximum de moi même. J'ai été traumatisée par le film Black Swan qui traitait, d'une certaine façon, de ce thème. Je me souviens encore de mon état à la fin du film: j'étais en larmes, je tremblais, et il m'a bien fallu plus de trente minutes pour me calmer. C'était un cauchemar: je m'identifiais au personnage de Nathalie Portman. J'ai une peur bleue de décevoir: c'est la chose que je souhaite éviter le plus au monde. C'en est parfois épuisant. Et la frustration de ne pas recevoir autant que je donne, en retour, est quasi constante. Je finis par en vouloir aux autres, alors que je devrais m'en vouloir à moi-même. Ou alors, cesser de m'en vouloir, de me remettre sans arrêt en question et de rejeter la faute sur ma personne. Alors, parfois, je craque, seule dans mon lit. Avant de m'endormir. Et le lendemain, il fait beau.
(Par exemple, malgré la fatigue et l'heure tardive, je m'efforce de poster un article sur ce blog avant mon départ, afin que tu ne penses pas que j'aie abandonné si vite ce projet qui est le nôtre...) 


jeudi 19 janvier 2012 0 mississippi(s)

I wish I could remember things better.


You've opened the blank book of my life,
feel free to write.
Florent Dorin

C'est un fait, j'ai une mémoire de poisson rouge. Pas mal de gens qui me connaissent un peu en font d'ailleurs une blague parfois, suite à mes perpétuels "Ah bon ? Je me souviens pas".
Je ne sais pas trop quand ça a commencé. Je me dis que c'est probablement depuis mon départ un peu brusque du Québec, que j'ai peut-être vécu à l'époque comme un traumatisme. Le fait est que ma mémoire immédiate est limitée à 5 minutes, et à long terme seulement à quelques grands évènements ciblés, ainsi que tout ce qui a pu se passer de remarquable dans la semaine passée.
J'exagère peut-être un peu.
C'est comme ça que je le perçois. Et ça ne fait que m'angoisser. Tous ces évènements que je considère comme importants, j'ai peur de les oublier. Petit à petit, et très rapidement, je me rends compte que je perds tous les petits détails qui ont rendu ces moments plus intéressants que les autres. Je me souviens dans l'ensemble, en général, en gros, à peu près, vaguement...
Impossible de me souvenir.
Je devrais faire quelques recherches là-dessus. Essayer de trouver quelque chose qui pourrait m'aider. En attendant, je continue d'avancer. En perdant quelques bouts par-ci par-là. La seule chose que je n'oublierai pas, c'est ce qui est important pour moi. Je m'y accroche, et je ne perdrai pas ça.

C'est sans doute à cause de ça que je ne me souviens jamais des films que je ne vois qu'une fois.



mardi 17 janvier 2012 0 mississippi(s)

I wish I played a music instrument


J'aime de plus en plus la musique. J'en écoute sans arrêt, toute la journée. Si bien que mes quotas d'heures Deezer et Spotify ne font pas long feu. Pour ranger ma chambre, faire le ménage, la vaisselle, me doucher, me laver les dents, dans la voiture, dans les transports en commun, dans la rue... Le silence est insupportable. Je ne le tolère que pour travailler, car la musique m'empêche de me concentrer. Elle m'empêche même parfois de trouver la motivation: travailler exigerait de tout couper, et il en est hors de question. Chaque geste, chaque sentiment nécessite une bande originale pour l'accompagner. Il y a un morceau pour tout: pour ce paysage immense qui t'entoure, pour évacuer cette colère qui t'étouffe, pour intensifier cette tristesse qui te submerge. Je ne pourrais vivre dans le silence.
J'aime de plus en plus la musique. J'ai réalisé dimanche dernier que cela faisait longtemps que je n'avais pas assisté à un concert, de quoique ce soit. En live, c'est tellement fort, tellement beau. Une sensation différente, que tu souhaiterais ne jamais voir partir. J'aurais aimé savoir jouer d'un instrument. J'en aurais joué des heures durant. Je le sais. Violon, violoncelle, cor d'harmonie, batterie, basse, guitare, harmonica, percussions, cornemuse, accordéon, piano... J'en oublie certainement. Le temps me fait défaut, l'âge me fait défaut. L'argent, le manque d'espace... Mais un jour peut-être, qui sait?
Pour me consoler, j'épouserai un musicien.


3 mississippi(s)

I wish I was a singer

Depuis que je suis toute petite, j'adore chanter. Sous la douche, en playback (ou pas) dans la rue, avec certain(e)s de mes ami(e)s... C'est d'ailleurs ce qui m'avait poussée à m'inscrire à la chorale du collège, à laquelle j'ai participé sans relâche pendant 4 ans.
J'ai même voulu devenir chanteuse à une époque.
C'est, comment dire, libérateur. Même chanter faux, même s'écorcher la voix reste jouissif. On fait nôtre une mélodie, des paroles réalisées par d'autres personnes, on s'approprie ses codes, on l'adapte à notre sauce... C'est presque comme faire la cuisine !
Avec le temps, et surtout sans entraînement valable, j'ai beaucoup perdu en chemin. Mais ça ne m'empêche pas de chanter à pleine voix dès que j'en ai l'occasion.
Il ne faut jamais laisser passer une bonne occasion de chanter.

 
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