samedi 21 janvier 2012

I wish I could reach perfection

Je suis perfectionniste. Mais ça n'est pas une qualité: c'est un handicap. Je ne suis jamais contente de moi, de ce que je fais. Je suis toujours persuadée que je pourrais faire mieux (ce qui est sans doute vrai). Que je pourrais être mieux. Ainsi, quand je manque à ce qui me paraît être un devoir, comme remercier, donner une réponse, être attentive, utile, généreuse, je me sens mal. Très mal. J'aimerais être parfaite, ou être considérée comme parfaite. Je m'efforce dans toutes mes actions, quelles qu'elles soient de donner le maximum de moi même. J'ai été traumatisée par le film Black Swan qui traitait, d'une certaine façon, de ce thème. Je me souviens encore de mon état à la fin du film: j'étais en larmes, je tremblais, et il m'a bien fallu plus de trente minutes pour me calmer. C'était un cauchemar: je m'identifiais au personnage de Nathalie Portman. J'ai une peur bleue de décevoir: c'est la chose que je souhaite éviter le plus au monde. C'en est parfois épuisant. Et la frustration de ne pas recevoir autant que je donne, en retour, est quasi constante. Je finis par en vouloir aux autres, alors que je devrais m'en vouloir à moi-même. Ou alors, cesser de m'en vouloir, de me remettre sans arrêt en question et de rejeter la faute sur ma personne. Alors, parfois, je craque, seule dans mon lit. Avant de m'endormir. Et le lendemain, il fait beau.
(Par exemple, malgré la fatigue et l'heure tardive, je m'efforce de poster un article sur ce blog avant mon départ, afin que tu ne penses pas que j'aie abandonné si vite ce projet qui est le nôtre...) 


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