samedi 24 mars 2012 0 mississippi(s)

I wish I was pretty

71,1. 70,5. 70,2. 69,9. 69,9. 69,9. 69,9. Se regarder dans le miroir. S'attarder sur ces formes non désirées. Des poignées d'amour persistantes. Des cuisses et un arrière-train flasques. C'est laid. Tu es laide. Toutes ces gourmandises accumulées durant les années, qui se plaisent bien et ne semblent pas décidées à quitter leur logis de chair. Tu te trouves jolie, pourtant. Enfin, pas trop mal. Juste cette partie de toi, entre ton nombril et tes genoux, dont tu as horreur. Alors, tu rentres le ventre, serre les fesses, mords ces joues trop rondes à ton goût. Il y a tant à faire encore. Tant à faire pour ressembler à ces modèles qui ne sont pas toi.
Cette année, c'est différent. Cela fait quelques temps que tout ça t'obsède. Alors tu fais des efforts. Tu manges mieux, tu manges moins, tu bouges plus. Cinquante minutes de course; une première. Ça te fait sourire, qu'il souhaite devenir un Power Rangers et toi une Ramona. Des épaules trop frêles contre des cuisses trop volumineuses. On partage? Toi tu l'aimes bien comme il est. Et tu t'excuses sans cesse d'être comme tu es. Tu aimerais bien pouvoir te dédoubler afin de vous observer quand vous êtes ensemble. Un grand haricot maigrichon et une grosse courgette généreuse. 
Mais au fond, tu t'en fiches un peu, de ce dont vous avez l'air. Un duo un peu improbable. 
Tu vas tout de même persévérer. Pour t'aimer toi d'abord, avant de potentiellement finir par aimer quelqu'un d'autre. Pour cesser de réfléchir alors que la simplicité et le naturel sont rois.
Et un jour, tu finiras par le mettre, ce bikini bleu, et tu seras aussi sexy que les filles du remake porno de Pirates des Caraïbes.


mardi 6 mars 2012 0 mississippi(s)

I wish I was confident

Encore une soirée passée dans l'angoisse. Heureusement que je ne suis plus seule.

Je n'ai jamais réellement eu confiance en moi. C'est juste que j'essaie de ne pas trop le laisser paraître. Et puis, ça dépend des fois. Mais tout ce qui concerne des épreuves à passer, alors là y'a plus personne dans ma tête. Je me mets à douter. Et le doute, c'est dangereux.
Ça te ronge, ça te mine, ça finira par te détruire peut-être. C'est un véritable poison qui s'insinue dans ta tête, qui te fait penser "et si... et si...", qui te fait creuser plus profond.
C'est un sentiment que je n'arrive pas à m'empêcher d'avoir. Est-ce qu'on peut s'empêcher d'avoir de sombres pensées à propos de soi ? Est-ce qu'on peut se contenter à chaque fois de se dire "tout va bien se passer, y'a pas de raison que ça se passe mal" ?
Personnellement, je n'y arrive pas. Mais j'espère qu'un jour, je trouverai enfin ma place. Un moment dans ma vie où je pourrai enfin me dire...
"Ouf. Tout va bien maintenant. Tout va bien se passer."


(Bref. Aujourd'hui, je passe mon permis)
 
;